Ce blog a pour objet de donner vie au projet "mater face B", troisième volet de la plateforme pro territoires2demain. Il constitue le lieu de mise à disposition d'informations qui interrogent les formes possibles des territoires de demain. En milieu urbain, plus rural ou périurbain, de la grande à la petite échelle, de nombreuses questions se posent : quelle forme urbaine, quelle forme architecturale, quel modèle social pour vivre ensemble, quels principes de solidarité et d'action collective, quel rapport à la nature, au patrimoine, quelle place pour la culture, quelles pratiques sociales pour quelles représentations ? Bref, quels territoires dessinons-nous ? Quels territoires voulons-nous ? La diversité des sujets est voulue. Chacun peut se prononcer sur les problématiques qu'ils soulèvent. En complément, le blog horizons urbains offre un regard diachronique sur le recours à l'imaginaire dans la pensée de la ville.
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jeudi 18 juin 2009

UN SITE ET UN BLOG REMARQUABLES


  • Le programme Transit-City a pour ambition de jeter des passerelles entre des domaines aussi divers que l'urbanisme et le marketing, la grande distribution et la sociologie, la promotion immobilière et le transport.

  • Ce programme est né de la volonté de décloisonner la réflexion prospective en réunissant régulièrement des acteurs de la ville venant d'horizons très différents (immobilier, transport, commerce, architecture, design, histoire de l'art...) qui n'ont bien souvent pas l'occasion de se rencontrer pour échanger.

  • Le programme Transit-City est animé par François Bellanger qui, à la tête de TRANSIT Consulting, conduit depuis plusieurs années déjà, des chantiers de réflexion prospective pour de grandes entreprises, et dont une partie des travaux a été publiée chez différents éditeurs.

lundi 15 septembre 2008

DU BIENFAIT DES VILLES

"Les innovations majeures se développent dans les grandes villes

A l'occasion de la 8ème Conférence des villes qui s'est déroulée le 11 septembre à l'hôtel de ville de Paris, à l'initiative de l'Association des maires de grandes villes de France (AMGVF), son président Michel Destot plaide pour un renforcement institutionnel et politique des grandes agglomérations françaises et européennes, à la hauteur des enjeux qu'elles portent en matière de compétitivité économique, de cadre de vie et de développement durable.


En quoi les agglomérations peuvent-elles être vecteur de progrès économique et social?
Si on regarde l'histoire des grandes civilisations, on constate que c'est généralement à partir et autour des villes que s'est développée l'humanité: Athènes, Rome, Florence, Paris, Londres ou New-York.
L'Etat-nation est une notion assez récente qui s'est propagée dans le monde essentiellement au 20ème siècle. Si nous faisons le bilan du 20ème siècle, avec ses guerres et ses génocides, nous voyons bien où cela peut conduire.
C'est pourquoi nous plaidons, au plan européen, pour que le fait urbain soit clairement reconnu. En Europe, 80% des gens vivent en ville, 60% dans de grandes villes. Et le phénomène d'urbanisation est un phénomène planétaire.
La question urbaine est donc aussi importante et déterminante que le changement climatique. Faire l'impasse sur le phénomène urbain et sur la réalité des villes serait une grave erreur, lourde de conséquences.

La grande ville ne porte pas toujours une image positive...
Chacun se rappelle que, lors du face à face télévisé de la dernière élection présidentielle, les deux candidats n'ont parlé de la ville qu'en termes négatifs, qu'il s'agisse d'insécurité, de délinquance, ou des difficultés des banlieues. Il faut arrêter de stigmatiser ainsi les grandes villes et de les accuser de tous les maux.
Bien sûr, étant donné leur poids démographique, c'est dans les villes que se concentrent les problématiques sociales. Mais c'est là aussi que se développent les innovations, de tous ordres, techniques, culturelles, sociales, et les institutions qui les portent, comme les universités et les pôles de compétitivité, et c'est là que s'expérimentent les politiques de solidarité.
D'autre part, il n'y a pas de grande politique nationale -environnement, transports, social, économie, recherche, culture- qui ne concerne directement les grandes villes, et ce dans tous les pays. Nous avons donc, nous les élus des grandes villes, le devoir de faire valoir ce qui est expérimenté sur le terrain, de rendre compte de ce qui marche et de ce qui marche moins bien. Or quel est le territoire le plus à même de faire la synthèse entre l'économique, le social et l'environnemental - c'est-à-dire de réunir les trois piliers du développement durable- si ce n'est la grande ville, l'agglomération. Les grandes villes sont le niveau où peuvent se synthétiser les préoccupations du développement durable, pour construire la ville durable.

Comment peut-on lutter contre l'étalement urbain?
En adoptant une autre conception de l'aménagement du territoire. Notre politique en la matière est encore très marquée par l'image "Paris et le désert français", pour reprendre le titre du livre célèbre mais déjà très ancien de Jean-François Gravier: il s'agit de remplir des vides, mais jamais de toucher à l'existant. On aboutit ainsi à une politique pointilliste. Mais si le pointillisme a donné de beaux résultats en peinture avec Seurat et Signac, il n'est pas de mise en aménagement du territoire. Cet arrosage du territoire, qu'il ait été motivé par du clientélisme politique ou parce que le mot d'ordre général était de compenser la puissance de Paris, a coûté très cher au pays.
Les pôles de compétitivité pourraient constituer une intéressante remise en ordre de la politique d'aménagement du territoire. Mais leur longue liste, qui comporte 72 pôles, alors qu'il aurait fallu favoriser l'émergence d'une petite dizaine, risque de perpétuer cette inefficacité propre à tout saupoudrage. Si l'on concentre les moyens sur les agglomérations les plus prometteuses, sur des activités stratégiques données, alors on les met en mesure de faire ensuite retomber les bienfaits de leur croissance sur l'ensemble de la région et de ses entreprises. A cet égard, le maillon manquant dans notre tissu d'entreprises est celui des entreprises moyennes. Or précisément, c'est l'échelon régional qui peut le régénérer, sous l'effet d'entraînement des agglomérations. Je dis qu'il faut concentrer les moyens là où on a les meilleures chances de provoquer des effets bénéfiques sur le maillage économique.

Comment contenir le penchant naturel des Français pour la maison individuelle?
Il ne s'agit pas de faire de la densité, terme qui d'ailleurs peut faire inutilement peur, mais de rechercher la compacité. On peut avoir une ville compacte, bien adossée à ses réseaux de transports, avec des espaces verts et des espaces publics de convivialité. Car les Français ne peuvent plus passer une partie aussi importante de leur vie en voiture, et on constate d'ailleurs un certain retour des jeunes ménages vers les centres-villes.
Mais la compacité, ça s'organise, notamment au travers des Plan locaux d'urbanisme (PLU) et des Schémas de cohérence territoriale (SCOT). Il faut établir une cohérence entre l'urbanisme, les déplacements et le développement économique. Il faut refuser la concentration des logements sociaux, et favoriser la mixité sociale sur l'ensemble du territoire de l'agglomération. Il faut implanter les logements et les équipements le long des lignes de transports collectifs. Tout cela rend indispensable le fait que le président d'agglomération soit élu au suffrage universel direct, pour disposer en toute légitimité de compétences fortes dans ces domaines-clés"". source

dans le même temps voir : "

"Les 4 grands défis Villes 2.0"

mercredi 3 septembre 2008

URBANISME ET DECROISSANCE ? LUANG PRABANG


"A Luang Prabang (Laos), il n’y a pas de feux rouges, pas de stops, ni de couloirs de bus ou de vélos. Pas de klaxons, pas de problèmes de stationnement, pas d’embouteillages. La circulation est dense, mais aussi fluide que le trafic fluvial sur le Mékong qui longe la ville. On y croise plus de bonzes que de policiers et la ville respire la sérénité, qualité que semblent apprécier ses habitants autant que les nombreux touristes". lire la suite

source : Le Moniteur

vendredi 30 mai 2008

•••NEWS••• la ville numérique et mobile : 12/06/08

"Le phénomène de métropolisation entraîne de profonds changements au sein des territoires. Les nouvelles technologies constituent des analyseurs de ces mutations, dont ils sont à la fois des produits et des producteurs. Leur infusion dans le quotidien des territoires et des acteurs impose de profonds bouleversement dans l’organisation des territoires, les mobilités, et les champs mêmes de l’action publique" lire la suite sur ludigo

parenthèse numérique # la parabole durable

Une belle parabole

source : digitalurban

lundi 19 mai 2008

parenthèse BD # Ecoloville


"En 2015, suite à l'accélération imprévue du réchauffement du climat, la contruction d'une nouvelle cité, Futurville, est programmée, pour reloger 20 millions de personnes. Des experts sont envoyés en mission d'étude à Ecoloville, ville écologique fondée en 2006 par le parti vert. Ils découvrent comment les idéaux des fondateurs ont été pervertis et les dissensions entre les différents courants..."

vendredi 2 mai 2008

parenthèse docu # Salonique, ville du silence


"Ce documentaire a pour objet la disparition, l'effacement et l'oubli. La disparition d'une exception d'équilibre humaniste au milieu de l'empire ottoman et l'organisation de l'effacement d'une histoire non-conforme aux idéologies nationalistes qui bouleversèrent et continuent à bouleverser les Balkans. Qui se rappelle encore de Salonique, ville multi-culturelle à majorité juive pendant un demi-millénaire? L'ancienne Jérusalem des Balkans est devenue une ville de l'oubli, une ville "judenfrei". Le film sera construit autour d'une déambulation dans la ville actuelle, éclairée par la parole de quelques survivants de l'extermination de 1943 et celle du réalisateur, né à Salonique qui renoue les bribes du souvenirs et de la nostalgie, pour témoigner du passé exceptionnel de la ville et refuser l'oubli et le silence qui sont comme une seconde mort, plus définitive encore que la première".

On lira également l'ouvrage de Régis Darques paru en 2000 aux éditions du CNRS. 

"En 1912, après plus de quatre siècles de domination turque, Salonique redevient grecque. Comment la cité ottomane a-t-elle progressivement évolué vers la métropole d'aujourd'hui, deuxième ville de Grèce ? Comment le double processus d'expansion et de restructuration s'est-il appliqué à l'espace urbain et à la population locale ? Sur le plan démographique, comment la mosaïque de populations juive, slave, turque, valaque, albanaise, arménienne a-t-elle été remplacée par une communauté hellène majoritaire ? L'auteur montre comment Salonique s'établit en avant-poste européen face à une péninsule balkanique soumise à de nombreuses vicissitudes".

bande annonce

samedi 19 avril 2008

Masdar City : pourquoi pas

Le projet qui s'étendra sur 6,5 Km2 et qui coûtera 22 milliards de dollars, doit être achevé en 2015. D'ici cette date, la ville la plus écologique au monde pourra accueillir 50.000 habitants.
Masdar City, qui signifie "source" en arabe, sera alimentée en électricité grâce aux énergies renouvelables (éolien, solaire, géothermie…). Le cabinet d'architectes britannique Foster and Partners a été choisi pour dessiner les plans de la future ville verte qui sera compacte, carrée et protégé des vents chauds du désert par des murs. Ses ruelles seront étroites, ombragées, et bordées de cours d'eau pour les rafraîchir.

voir : enviro2b.com et bien-et-bio.com notamment

Lâcher les amarres : exploration urbaine


"Au carrefour de logiques multiples et souvent contradictoires, bouleversée par les transformations accélérées affectant les sociétés contemporaines, la matière urbaine actuelle évolue selon des patrons de plus en plus difficiles à saisir. Du résidu spatial oublié au « junkspace » étroitement contrôlé, le statut de la spatialité suscite, dans ce contexte, de nombreux questionnements, notamment sur les rapports qu'entretiennent les citoyens avec leur environnement et les usages qu'ils en font. Face à ces zones d’indétermination et par delà les connotations avilissantes ou émancipatrices que l’on peut conférer aux faits urbains qui leur sont associés, il nous semble important de chercher à saisir les dimensions conceptuelles et expériencielles qu’elles incarnent comme autant de substrats susceptibles d’alimenter l’activité projectuelle. C’est dans cette perspective que l’Atelier SYN- aborde l’exploration urbaine comme une occasion d’intervention, de recherche et de réflexion".

lundi 7 avril 2008

Processus urbain postmoderne : des enseignements possibles


"L’évolution de la « ville mondialisée » (la Citystat de Dear et Flusty) illustre la profonde modification de l’espace géographique, et le modèle de Los Angeles est proposé pour remplacer l’ancien modèle de Chicago. La structure en anneaux concentriques de l’École de Chicago était essentiellement « une conception de la ville comme une extension organique autour d’un noyau central organisateur ». À sa place, l’École de Los Angeles identifie un processus urbain postmoderne, « dans lequel la périphérie organise le centre dans le contexte de la mondialisation capitaliste ». La forme urbaine classique, du type Chicago, est remplacée par un collage discontinu de paysages parcellisés, orientés vers la consommation, et privés de centralité, bien que reliés par la proximité électronique, et théoriquement unifiés « par la mythologie des autoroutes de la désinformation ». L’agrégat urbain qui en résulte est caractérisé par une fragmentation et une spécialisation aiguës : « la ville patchwork semble être devenue au xxie siècle le véritable successeur de la ville en anneaux circulaires des débuts du xxe siècle » (Dear et Flusty)"


jeudi 3 avril 2008

Villes 2.0


La Ville change, les technologies aussi. L'internet et les réseaux accompagnent et accélèrent les transformations urbaines. La Ville est le laboratoire privilégié de tous leurs usages ; c'est aussi en ville que ces usages se développent tous ensemble. Les réponses aux grandes questions posées à la Ville – attractivité et compétitivité, qualité de vie, cohésion sociale, sécurité, dynamisme culturel, présence et efficacité des services collectifs ou privés, mobilité et développement durable… – s'appuieront dans une large mesure sur les TIC ; mais dans le même temps, les réseaux et services numériques ne peuvent pas se développer sans un lien fort avec les acteurs de la ville. Les acteurs de la ville et ceux des technologies doivent préparer l'avenir ensemble. L'objectif du programme "Villes 2.0", initié par la Fing et en coopération avec Chronos et Tactis, est de permettre aux acteurs traditionnels de la Ville (entreprises, institutions, acteurs sociaux) et aux acteurs du numérique d'anticiper et de préparer ensemble les transformations de la ville et de la mobilité. http://www.villes2.fr/