Ce blog a pour objet de donner vie au projet "mater face B", troisième volet de la plateforme pro territoires2demain. Il constitue le lieu de mise à disposition d'informations qui interrogent les formes possibles des territoires de demain. En milieu urbain, plus rural ou périurbain, de la grande à la petite échelle, de nombreuses questions se posent : quelle forme urbaine, quelle forme architecturale, quel modèle social pour vivre ensemble, quels principes de solidarité et d'action collective, quel rapport à la nature, au patrimoine, quelle place pour la culture, quelles pratiques sociales pour quelles représentations ? Bref, quels territoires dessinons-nous ? Quels territoires voulons-nous ? La diversité des sujets est voulue. Chacun peut se prononcer sur les problématiques qu'ils soulèvent. En complément, le blog horizons urbains offre un regard diachronique sur le recours à l'imaginaire dans la pensée de la ville.
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jeudi 4 décembre 2008

MA MAISON EN BOIS


"Qualité architecturale, innovation technologique et approche environnementale. Trois critères qu'il fallait remplir pour être distingué aux Totems, les Prix de la construction bois publique et collective, qui ont été remis le 26 novembre à Paris, lors du Salon des maires et des collectivités locales. Ses prix sont organisés par le Comité national pour le développement du bois (CNDB) et la Fédération des industries forestières suédoises (Skogsindustrierna), avec le soutien financier de France Bois Forêt et du ministère de l'Agriculture et de la Pêche. " source



Les logements Frassati (77), projet labellisé HQE, Haute Qualité Environnementale, sont quant à eux la preuve que le bois est un matériau qui s’adapte à tous les types de programmes y compris à ceux ayant un budget limité ! Le prix au m2 pour la construction de ces 13 maisons (à ossature bois en sapin massif et bardage en douglas) de type T3 ou T4 et de ces 8 appartements (à structure mixte bois / béton) allant du T1 au T3 est d’environ 1 300 euros HT. Ce projet est donc un véritable encouragement à tous les maîtres d’ouvrage : le bois peut permettre de réaliser des projets efficaces avec des finitions soignées à moindre coût avec, bien entendu, une conception adaptée. Ici, la simplicité du parti architectural (des maisons R+1 organisées en bande avec des jardins individuels à double orientation et un immeuble collectif assurant la transition entre le gabarit d’un groupe scolaire et celui des maisons) est rehaussée par des toits-terrasse végétalisés et des toitures en pente en zinc prépatiné. Dans le cas présent, l’utilisation du bois a également permis de répondre aux objectifs exprimés lors de l’initialisation de la démarche HQE parmi lesquels la qualité sanitaire des espaces et de l’air, la propreté du chantier et le confort hygrométrique."

jeudi 2 octobre 2008

MA MAISON EN ACIER


"Testé dans le courant des années 1990 en France et à l’étranger par le groupe Arcelor et BPB Placo, le procédé de construction Styltech est bien connu des promoteurs immobiliers et des constructeurs de maisons individuelles. Ce fut un échec. Basé sur l’alliance de deux matériaux industriels, le profilé acier et la plaque de plâtre, ce procédé permet de construire un pavillon, dont l’isolation est intégrée, dans un temps vraiment record. Pourquoi les clients n’avaient-ils pas été séduits par ces maisons tout en acier ? Le concept était probablement trop rigide et ne permettait pas la modularité : ni mise en oeuvre d’éléments de construction standard ni l’encastrement de planchers par exemple.
Un écueil que le groupe Maisons France Confort et ses partenaires (ArcelorMittal, EDF ENR, Knauf et le cabinet Bastude & Bondoux) semblent cette fois-ci avoir évité avec leurs nouvelles Maisons Performances. La structure en acier pré-industrialisée, est dotée d’un double système d’isolation. L’isolation extérieure est assurée par des panneaux de 600 mm alliant polystyrène haute densité et inserts en acier galvanisé. Pour l’isolation intérieure, les murs sont doublés de plaques de plâtre séparés par de la laine de verre ou de roche.
Les poutres d’acier qui constituent le plancher, s’associent au nouveau système de chape sèche flottante en ciment Knauf Aquapanel. Aucun vissage n’est nécessaire. La mise en œuvre est simplifiée, la pénibilité du travail décroît et les chantiers, sur lesquels travaillent en règle générale trois ouvriers seulement, sont beaucoup plus sûrs et nécessitent l’utilisation de moins d’eau. La marque parviendra-t-elle à vendre 2.000 maisons en quatre ans comme elle se l’est fixé ? Le lancement commence à peine et déjà une dizaine d’entre elles a été livrée. Une quarantaine d’autres devrait l’être bientôt. annonce la direction". Lire la suite

mardi 3 juin 2008

Et si les Sciences humaines et sociales revenaient en force


A l'occasion des rencontres du PREBAT (Programme de recherche et d’expérimentations sur l’énergie dans le bâtiment) qui se tiennent actuellement à Perpignan, Jean Carassus, directeur du département Economie et sciences humaines au CSTB, nous livre les enseignements de sa récente étude socio-éco-technique intitulé "Comparaison internationale bâtiment et énergie", mené conjointement par 55 ingénieurs, économistes, sociologues de 12 pays différents. En tant que Directeur du Pôle Economie et Sciences humaines du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment), quelle importance tiennent, selon vous, ces disciplines au sein du monde de la construction ? L’importance des sciences humaines dans la construction est souvent sous-estimée. La technique est privilégiée par rapport à l’aspect économique et sociologique.

Pourtant, il me semble indispensable de les placer au même niveau, tout en redéfinissant bien leurs rôles respectifs. L’économie et les sciences humaines permettent de comprendre et de mesurer les enjeux sociétaux et la technique doit être non pas un but en soi mais l’outil à la hauteur de ses enjeux. C’est pourquoi, en tant que Responsable du Pôle Economie et Sciences humaines au sein d’un centre de recherche technique comme le CSTB, mon objectif n’est pas de m’appesantir sur le manque de place de la socio-économie mais de sensibiliser les acteurs du bâtiment, autour des grands enjeux auxquels nous avons à faire face (comme par exemple les gaz à effet de serre), afin d’avoir une approche globale des problématiques.
A ce titre, d’ailleurs, au lieu d’opposer les termes de sciences "dures"(technique, etc.) aux sciences "molles" (sciences humaines, etc.), il me paraît plus judicieux de juxtaposer les sciences "dures" et les sciences "douces", afin d’assurer leur interaction. De la même façon qu’un "software" et un "hardware" ne fonctionnent que s’ils s’avèrent complémentaire.
Cette complémentarité entre ces disciplines est d’autant plus essentielle que l’univers de la construction est complexe, de par d’une part la multiplicité de ces acteurs et d’autre part la grande diversité de l’offre et de la demande" lire la suite.

mercredi 28 mai 2008

•••NEWS••• la nouvelle newsletter du Moniteur : construction durable


"De manière paradoxale, nous sommes passés de la petite à la grande échelle alors que la logique cartésienne qui anime notre société voudrait le mouvement inverse. Toutefois je revendique, avec le CSTB, cette démarche. Il fallait d’abord approcher une partie du problème car il était trop difficile à saisir dans sa globalité. Il y a une progression du degré de complexité entre un bâtiment qui est essentiellement une problématique énergétique et environnementale, l’écoquartier qui fonctionne comme un organisme vivant en symbiose avec le reste de la ville et, la ville durable intégrant les questions économique et sociale.
A l’heure où notre civilisation, de plus en plus urbaine, semble avoir une empreinte écologique largement supérieure à la surface de la planète, il est nécessaire d'avoir rapidement une vision plus globale. C’est pourquoi, votre newsletter "construction durable", en posant la question du développement durable à de nombreuses échelles, à savoir matériaux, bâtiments, déplacements et territoire, pourra constituer un bon outil pour y parvenir". Alain Maugard, Président du CSTB